FRANCE
1.    Activité en 2015 : accélération de la croissance, portée par la consommation et l’investissement
2.    Situation des entreprises en 2015 : fort redressement du taux de marges et du taux d’autofinancement
3.    Situation des ménages en 2015 : accélération du pouvoir d’achat, accroissement de l’épargne
4.    Comptes des administrations publiques en 2015 : modeste recul des prélèvements obligatoires, alourdissement de la dette
5.    Croissance du PIB au 1er trimestre 2016 (2ème estimation) : une révision à la hausse de 0,5% à 0,6%
6.    Consommation des ménages en biens en avril 2016 : -0,1% sur un mois, 1,6% en moyenne sur trois mois
7.    Moral des ménages en mai 2016 : une nette amélioration, tant en termes de niveau de vie que de chômage, avec un indicateur synthétique au plus haut depuis octobre 2007

INTERNATIONAL
8.    Tendances de la semaine sur les marchés : interruption de la remontée des cours de bourses

1. Activité en 2015 : accélération de la croissance, portée par la consommation et l’investissement

* L’INSEE vient de publier les comptes de la Nation « provisoires » pour l’année 2015. Ils mettent en évidence une croissance de 1,3% pour 2015 et une révision de 0,2% à 0,6% de la croissance pour 2014.

La publication des comptes annuels provisoires de l’année N donnent toujours lieu à une révision de ceux des années N-1 et N-2. La correction à la hausse de la croissance en 2014 est particulièrement forte.
Deux raisons  essentielles : révision « en nette hausse » de l’investissement total (forte atténuation de la baisse des investissements des ménages, investissements un peu plus soutenus des entreprises financières), reconstitution des stocks des entreprises non financières plus importants que dans le premier compte sur 2014.

* Pour la seule année 2015, cette croissance de 1,3% en volume recouvre :

–    une accélération de la consommation des ménages ( 1,5%, après 0,7%), avec :

o    un rebond de la consommation en biens manufacturés ( 2,1%, après 0,5%) : 4,4% pour les achats d’automobiles, 1,5% pour les produits agroalimentaires ;

o    un redressement des dépenses en énergie-eau-déchets ( 2,2%, après -9%), « du fait notamment de températures hivernales un peu moins élevées qu’en 2014 » ;

o    une progression des dépenses de services identique à celle de 2014 ( 1%) : dynamisme des dépenses en hébergement-restauration, en services de transport, repli de celles en services financiers, ralentissement de celles en services non marchands ;

–    un redressement de l’investissement de l’ensemble des agents économiques, après deux années de baisse ( 1%, après -0,8% en 2013 et -0,3% en 2014), imputable à une accélération de l’investissement des entreprises ( 2,8%, après 1,6%) et à un moindre recul de celui des ménages (-0,8%, après -3,5%) et des administrations publiques (-3,8%, après -5,7%) ;

–    une contribution positive des stocks à la croissance ( 0,1 point) : « en 2015, les entreprises ont continué de stocker, mais nettement moins qu’en 2014 » ;

–    une progression des importations de biens et services ( 6,6%, après 4,7%) plus marquée que celle des exportations, malgré un redressement plus important de ces dernières ( 6,1%, après 3,3%). D’où une contribution négative du commerce extérieur à la  croissance (-0,3 point).

2. Situation des entreprises en 2015 : fort redressement du taux de marges et du taux d’autofinancement

Cinq faits marquants ressortent des comptes 2015 relatifs aux sociétés non financières :

–    la hausse en niveau de l’EBE en 2015 pour la troisième année consécutive (-6,1%). Ce qui explique le nouvel accroissement du taux de marge à 31,4% de la valeur ajoutée, le plus haut depuis 2010. C’est la conséquence d’une progression des rémunérations moins rapide que celle de la valeur ajoutée ( 1,6% contre 2,4%), recouvrant une hausse de 1,8% de la masse des salaires versés et de 0,9% des cotisations sociales employeurs. D’où la baisse  de -0,6 point de la part des rémunérations (65,9%, dont 49,6% pour les salaires et traitements bruts  versés), pour la première fois depuis 2011 ;

–    la nouvelle forte baisse des impôts sur la production nets de subventions1 (-14,6% en 2015, après -17,9% en 2014) « du fait principalement de la montée en charge du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE), dont le taux est passé de 4 à 6% ». De fait, les subventions aux sociétés non financières se sont accrues de 20,1%, après 53% en 2014. Hors prise en compte de ces dernières, les impôts sur la production ont stagné en 2015.
Compte tenu à la fois du CICE et de la baisse de la fiscalité directe (-1,2% en 2015), le taux de prélèvements obligatoires (nets de subventions) sur les sociétés non financières s’est réduit de 23,4% à 22,5% de la valeur ajoutée, taux le plus bas depuis 2010. Hors subventions, il  se serait réduit, mais moins fortement, de 25,7 à 25,2% ;

–    la quasi-stagnation des revenus distribués (-0,2%), après une progression de 12% en 2014, inférieurs de plus de 20% à ceux de 2008. Ils représentent 4,5% de la valeur ajoutée ;

–    un net allègement de la charge nette d’intérêts « à la faveur de la baisse des taux d’intérêt » (-38,5% en 2015) ;

–    la forte remontée du taux d’autofinancement à 86,3% (73,7% en 2013), grâce à la forte progression de l’épargne brute des sociétés (autofinancement), six fois plus importante que celle de leurs investissements ( 16,6%, contre 2,7%).

* Sur plus longue période, malgré ces évolutions positives en 2015, les entreprises ont été mises à mal depuis le début de la crise :

. Valeur ajoutée : 11,3% ;
. Rémunérations: 16,3% ;
. EBE : 4,6% ;
. Profit distribuable : 4,8% ;
. PO : 12,9% ( 7,6% nets de subventions) ;

3. Situation des ménages en 2015 : accélération du pouvoir d’achat, accroissement de l’épargne

* Selon les comptes nationaux annuels, le revenu disponible brut des ménages (RDB) a progressé, en 2015, de 1,4% en valeur, après 0,8% en 2014. Parallèlement, le prix de la dépense de consommation finale a diminué (-0,2%) pour la première fois depuis 2009 (baisse des prix des produits pétroliers et agroalimentaires). D’où un gain de pouvoir d’achat du RDB en 2015 de 1,6% ( 0,7% en 2014).
Compte tenu de la croissance de la population et de la structure des ménages, le pouvoir d’achat par unité de consommation1 a augmenté de 1,1%, après avoir quasiment stagné en 2014.

* Dans le détail, par type de revenus en valeur :

–    décélération des prestations sociales : 1,9% ( 2,2% en 2014), avec un repli des prestations familiales, un ralentissement des prestations vieillesse, une progression contenue des dépenses d’indemnités journalières versées par l’assurance maladie, une accélération des prestations d’assurance chômage de l’Unedic. Les prestations sociales représentent désormais 35,3% du RDB (35,1% en 2014 et 30,6% en 2007) ;

–    accélération de la masse salariale brute reçue par les ménages (secteurs public et privé): 1,6% ( 1% en 2014), accélération qui reflète celle du salaire moyen brut par tête ( 1,4%, après 0,6%), alors que l’emploi salarié total progresse au même rythme qu’en 2014 ( 0,2%) ;

–    redressement du revenu mixte des entrepreneurs individuels2 : 1,9% (-0,1% en 2014) ;

–    baisse des revenus de la propriété,  imputable notamment à celle des intérêts perçus et du rendement des assurances-vie. En revanche, augmentation des dividendes perçus ;

–    légère accélération des impôts sur le revenu et le patrimoine : 1,7% ( 1,5% en 2014).

 

  1. Système de pondération attribuant un coefficient à chaque membre du ménage. Le nombre de personnes est ramené à un nombre d’unités de consommation (UC): 1 UC pour le premier adulte du ménage ; 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus ; 0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans, selon la pondération retenue par l’OCDE
  2. Rémunération du travail effectué par le propriétaire et éventuellement les membres de sa famille, et son profit en tant qu’entrepreneur.

* Au total, l’épargne des ménages a augmenté de 2,1%, soit un léger accroissement du taux d’épargne de 0,1 point, à 14,5% du revenu disponible brut.
Cette modeste croissance du taux d’épargne en 2015 s’explique totalement par celle de l’épargne financière à 5,5% ( 0,3 point). La baisse de l’épargne non financière (épargne logement) est à relier au recul des investissements des ménages.

* Le revenu disponible brut ne couvre pas l’ensemble des ressources des ménages qui consomment des biens et services au-delà de leurs dépenses directes de consommation, dont le coût est pris en charge par la collectivité (éducation, santé, allocation logement…). D’où le calcul d’un revenu disponible ajusté qui englobe ces dépenses, et qui a été un peu plus dynamique que le RDB en 2015 ( 1,5% au lieu de 1,4%), du fait de la hausse de 1,6% des transferts sociaux en nature.

4. Comptes des administrations publiques en 2015 : modeste recul des prélèvements obligatoires, alourdissement de la dette

* Les comptes des administrations publiques pour l’année 2015 mettent en évidence :

o    une hausse de la dépense ( 1,4% en valeur après 1,8% en 2014), moins importante que celle du PIB en valeur ( 1,9%), pour atteindre 1 243 milliards d’euros (57% du PIB). Hors crédits d’impôt, la hausse a été de 0,9%.

o    un recul des prélèvements obligatoires de 0,1 point (44,7% du PIB), résultat de l’impact des mesures nouvelles : « il s’agit principalement des montées en charge du CICE et du Pacte de responsabilité et de solidarité, partiellement compensées par celle de la fiscalité écologique et par l’augmentation des cotisations d’assurance vieillesse, ainsi que par le rendement des mesures contre la fraude fiscale ». Avec 975 milliards d’euros, les prélèvements obligatoires représentent 84% des recettes publiques totales.

o    une réduction du déficit public (-3,6% du PIB, après -4% en 2014) grâce à des recettes plus dynamiques que les dépenses. L’amélioration en niveau de -84,8 milliards d’euros en 2014 à -77,5 milliards en 2015 recouvre : une stagnation du solde des administrations centrales, un solde des administrations locales  devenu légèrement excédentaire et une réduction du déficit des administrations de sécurité sociale.

o    un alourdissement de la dette de 0,8 point (96,1% PIB), pour atteindre 2 096,9 milliards d’euros (alourdissement de 56,6 milliards d’euros), ainsi répartis :
.administrations centrales : 80,1% (dont Etat : 79,2%) ;
.administrations locales : 9,4% ;
.administrations de Sécurité sociale: 10,5%.

* Par sous-secteur, les évolutions sont contrastées :

i/Administrations centrales (Etat et organismes divers d’administration centrale) : statu quo du solde entre 2014 et 2015, à -72,4 milliards d’euros (dont une réduction de -75,3 à -71 ,3 milliards du déficit de l’Etat):

o     accroissement de 1,1% de la dépense recouvrant :
.une hausse des consommations intermédiaires de 5%, sous l’effet des dépenses militaires de l’Etat ;
.une augmentation de 0,3% des salaires bruts (baisse des effectifs au Ministère de la Défense, création de postes dans l’enseignement scolaire) ;
.une forte progression ( 7,5 milliards d’euros) des subventions sur rémunérations, due à la montée en charge du CICE ;
.un ralentissement des prestations sociales ( 1,2%, après 2%) ;
.une forte hausse des dépenses d’investissement ( 6%), après plusieurs années de baisse, en raison de « la livraison de biens acquis dans le cadre de contrats de partenariat public-privé (notamment le site Balard du ministère de la Défense) ».

o    progression de 1,3% des recettes, dynamisme des impôts et cotisations sociales ( 2,7%, après 0,6%), résultant d’évolutions contraires : accroissement des impôts sur la production et les importations et hausse de 1,3 milliard de la contribution au service public de l’électricité et de 1,8 milliard de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques ; baisse de -1,1 milliard de l’impôt sur le revenu, hausse de 2 milliards des impôts sur le capital.

ii/ Administrations locales : amélioration du solde, de -4,6 à 0,7 milliard d’euros

o    baisse de -1,3% de la dépense : chute des investissements « en raison notamment du cycle électoral communal », baisse des consommations intermédiaires, ralentissement des rémunérations et des prestations et transferts sociaux.

o    hausse de 0,8% des recettes, après 1,7% avec un alourdissement de 5,4 milliards d’euros de la fiscalité locale : augmentation des taux votée par les collectivités sur les impôts directs locaux, effets de la revalorisation et de l’élargissement des bases, accroissement des recettes de droits de mutation à titre onéreux (DMTO) et baisse de -3,5 milliards d’euros de la dotation globale de fonctionnement.

iii/ Administrations de sécurité sociale : réduction du déficit (-5,8 milliards après -7,9 milliards en 2014) :

o    forte décélération des dépenses ( 0,7%, après 2,3% en 2014) : transfert à l’Etat du financement d’une partie des allocations logement pour compenser les pertes de recettes liées au Pacte de responsabilité, modulation des allocations familiales en fonction des revenus à partir du 1er juillet 2015, gel des pensions de retraite de base au 1er octobre 2014, progression « contenue »  des dépenses d’assurance maladie (exécution conforme à l’objectif national des dépenses d’assurance maladie -ONDAM-), mais dépenses d’indemnisation chômage toujours dynamiques en raison d’une situation encore dégradée sur le marché du travail.

o    décélération des recettes ( 1,1%, après 2,5% en 2014), « en raison de la mise en œuvre du premier volet du Pacte de responsabilité et de solidarité ».

5. Croissance du PIB au 1er trimestre 2016 : une révision à la hausse de 0,5% à 0,6%

* Selon une deuxième estimation de l’INSEE, la croissance du PIB a été révisée à la hausse pour le 4ème trimestre 2015 et le 1er trimestre 2016, de respectivement 0,3% à 0,4% et de 0,5% à 0,6%. C’est la croissance la plus élevée depuis un an. L’acquis de croissance à la fin du 1er trimestre s’élève à 1,1% pour 2016.

* Cette révision, qui résulte « du calage sur les comptes annuels révisés sur les années 2015, 2014 et 2013 et de la réestimation des modèles de correction des variations saisonnières  et de correction des jours ouvrables»,  impacte toutes les composantes, mais globalement, les tendances restent les mêmes. Toutefois, on note :

–    En termes de production :

o    un ralentissement de la production manufacturière ( 0,1% contre 0,3% dans la première estimation, 0,7% au trimestre précédent contre 0,9%), notamment dans les biens d’équipement (-0,9%, après -0,3%), et surtout dans les activités de cokéfaction-raffinage (-2,9% après 5,2%). En revanche, la production s’est accélérée dans les matériels de transport ( 3,7%, après 1,3%) ;

o    une accélération dans  les services marchands ( 1,1% contre 0,9% dans la première estimation, après 0,8% contre 0,6%) ;

o    une hausse dans la construction contre un recul dans la précédente estimation ( 0,5%, contre -0 ,1%).

–    En termes de composantes :

o    un net redémarrage de la consommation des ménages ( 1%, contre 1,2% dans la première estimation, après une stagnation au 4ème trimestre 2015). Ce redressement résulte du vif rebond des dépenses en biens (automobiles, équipement du logement et habillement notamment) et en énergie, du fait de températures plus proches des normales saisonnières que fin 2015, et, dans une moindre mesure, d’une accélération de la consommation de services (rebond dans l’hébergement-restauration et dans les services aux ménages) ;

o    un maintien du rythme de la consommation des administrations publiques ( 0,4%, après 0,4%) ;

o    une accélération de l’ensemble des investissements ( 1,6% contre 0,9% dans l’estimation précédente, après 1,2% contre 0,7%), notamment grâce à celle des investissements des entreprises ( 2,4% contre 1,6%, après 1,9% contre 1%), et à un moindre degré des investissements des ménages ( 0,3%, après une stagnation) et des administrations publiques ( 0,9%, après 0,7%);

o    une stagnation des exportations de biens et services alors qu’elles étaient estimées en recul dans la première estimation (-0,2%) -repli des ventes de matériels de transport, rebond de celles de produits agroalimentaires- et un ralentissement plus marqué qu’estimé d’abord des importations ( 0,6% contre 0,5%, après 2,5% au lieu de 2,1%).

Soit, au total :

–    une contribution positive à la croissance de la demande intérieure hors stocks ( 1 point) ;

–    une contribution négative du commerce extérieur (-0,2 point) pour le troisième trimestre consécutif et de la variation des stocks (-0,2%).

A titre de comparaison, la zone euro a enregistré une progression de 0,5% de son PIB (comme l’Union européenne). La hausse a été de 0,3% en Italie, 0,7% en Allemagne et 0,8% en Espagne. Au Royaume-Uni, le PIB s’est accru de 0,4%.

6. Consommation des ménages en biens en avril 2016 : -0,1% sur un mois, 1,6% en moyenne sur trois mois

* Les dépenses de consommation des ménages en biens (représentant environ la moitié de la consommation en biens et services) se sont légèrement repliées en avril 2016 (-0,1% en volume), après quatre mois consécutifs de hausse.
A noter : la révision de 0,2% à 1,1% de l’évolution des dépenses en mars en raison « du calage des comptes infra-annuels sur les comptes annuels, de la réestimation des modèles de correction des variations saisonnières, de correction des jours ouvrables et d’étalonnages, ainsi que de l’intégration de nouvelles informations connues depuis lors sur les indicateurs utilisés ».

Cette évolution recouvre :

o    une contraction de -1,2% des dépenses alimentaires, en baisse pour le deuxième mois consécutif (-0,1% en mars), « résultat surtout d’une nouvelle baisse de la consommation en viande et du repli des dépenses en boissons et tabac » ;

o    un recul de -0,8% des achats d’automobiles, après une progression de 1,1% en mars ;

o    une progression de 0,2% des achats d’habillement, « du fait notamment du rebond des achats de chaussures », après -0,3% au moins précédent, et de 0,9% des dépenses énergétiques, après un fort rebond en mars ( 4,4%). « Les dépenses d’électricité et de gaz décélèrent tout en restant dynamiques, en raison de températures de nouveau en dessous des normales saisonnières ». « En revanche, la consommation en produits raffinés se replie, tant en fioul qu’en gasoil » ;

o    une forte hausse des dépenses en équipement du logement ( 2,3%, après 4%), « portées en particulier par les achats de produits électroniques grand public et de meubles ».

* En moyenne mobile sur les trois derniers mois connus (février, mars, avril 2016), les achats des ménages se sont accrus de 1,6% par rapport aux trois mois précédents ( 2,3% sur un an).

Cette progression des dépenses recouvre des évolutions contrastées selon les catégories de biens :
o    -1% pour les achats liés à l’habillement ;
o    -0,1% pour les dépenses alimentaires ;
o    1,6% pour les achats liés à l’automobile, retrouvant leur plus haut niveau depuis mars 2012 ;
o    5,4% pour les dépenses énergétiques ;
o    8,8% pour les dépenses en équipement du logement.

7. Moral des ménages en mai 2016 : une nette amélioration, tant en termes de niveau de vie que de chômage, avec un indicateur synthétique au plus haut depuis octobre 2007

* Selon la dernière enquête de l’INSEE, le moral des ménages s’est nettement amélioré en mai 2016. L’indicateur synthétique s’est établi à son plus haut niveau depuis octobre 2007, au-dessus de sa moyenne de longue période (2000-2015).

* Dans le détail, concernant le contexte économique, l’opinion des ménages sur le niveau de vie futur en France s’est fortement améliorée, après trois mois consécutifs de dégradation.

Par ailleurs, leurs craintes concernant le chômage se sont nettement repliées : le solde d’opinions est à son plus bas niveau depuis juin 2008, et est repassé sous sa moyenne de longue période (2000-2015).

Concernant la situation personnelle, la perception des ménages concernant leur situation financière future s’est améliorée. Le solde d’opinions est ainsi repassé au-dessus  de sa moyenne de long terme.

Ainsi, la proportion des ménages considérant comme opportun de « faires des chats importants » est plus importante : le solde d’opinions, supérieur à sa moyenne 2000-2015, est à son plus haut niveau depuis juillet 2007.

Ils sont également un peu plus nombreux à estimer qu’il est opportun d’épargner, mais le solde d’opinions reste très bas, bien inférieur à sa moyenne de longue période.

8. Tendances de la semaine sur les marchés : interruption de la remontée des cours de bourses

 

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